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Les effets secondaires de la spiruline

Les effets secondaires de la spiruline

Les effets secondaires de la spiruline

Ce présent article va sembler indigent, mais pour avoir parcouru toute la littérature consacrée à notre petite algue spiralée, je n’ai trouvé que bien peu d’articles ou de témoignages faisant état d’effets secondaires ou d’éventuelles contre-indications.

 

Absence de toxicité de la spiruline :

Il convient de lever formellement une ambiguïté parfois diffusée abusivement, notamment sur internet, par certaines personnes insuffisament informées.

NON, la spiruline ne présente aucune protéine toxique, notamment neurotoxique.

OUI, la spiruline peut être classée biologiquement parmi les cyanobactéries, aussi bien que parmi les microalgues.

OUI, l’immense majorité des cyanobactéries sont toxiques. 97 a 98% des cyanobactéries sont susceptibles d’abriter ou de synthétiser un Acide Aminé potentiellement toxique, singulièrement pour le foie et surtout le système nerveux (1).

NON, LA SPIRULINE NE PEUT PAS ETRE TOXIQUE, car ne possédant pas le gêne responsable de la synthèse des cyanotoxines (Isabelle Iteman(2)).

S’agissant des contre-indications : on peut affirmer qu’il n’en existe pas.

La prise de spiruline est même recommandée au nourrisson, au sujet immunodéficient et à la personne âgée. À condition qu’il s’agisse d’une spiruline de qualité et dont les conditions d’algo-culture sont rigoureuses et constantes.

(Pour obtenir une spiruline de très haute qualité, contactez moi ici.

La spiruline peut elle produire des effets secondaires ?

Deux types d’effets secondaires peuvent être décrits, bien que rares :

  • Les uns sont liés a des troubles d’ordre digestif. Généralement ballonnements et accélération du transit. Ils peuvent se produire au début d’une cure, et surtout lorsque la personne a des habitudes alimentaires réservant une faible pan aux crudités et singulièrement aux fibres alimentaires. Ces sujets-là peuvent présenter un déficit enzymatique transitoire. Tout se normalise au bout de quelques jours, il suffit d’être suffisamment progressif dans le protocole d‘introduction de la spiruline. Ce phénomène se produirait chez 3 à 4% des sujets qui absorbent pour la première fois de la spiruline. Il est totalement anodin et réversible.
  • Un autre cortège de symptômes peut se produire associant céphalées (maux de tête frontaux de type ” digestifs “) fatigue. voire quelques éruptions cutanées. C’est ce qu’il est convenu d’appeler un phénomène de “détoxination”.  On admet que certains organismes présentent effectivement une concentration importante de déchets ” toxiques ” et que la spiruline agit alors comme catalyseur, au niveau de tous les organes susceptibles de contribuer à son épuration. Y compris au niveau de la peau. Cet effet est également transitoire, souvent fugace. Le constat de phénomènes de cet ordre est généralement d‘excellent augure quant à l’efficacité de la cure et à l’adhésion du quidam spirulinophage.

Un cas unique d’allergie à la phycocyanine

Faisant depuis plus de quinze ans une veille relativement exhaustive des travaux relatifs aux effets physiologiques et thérapeutiques de la spiruline et singulièrement de la phycocyanine, je suis bien-sûr particulièrement attentif à d’éventuels allergies qui auraient pû être constatées et publiées. Le premier – et à ce jour le seul cas publié – d’allergie à la spiruline, plus précisément la C-Phycocyanine a été observé en France près de Tarbes en 2010, où un jeune garçon de treize ans de terrain allergique connu, a présenté une crise d’urticaire avec asthme après ingestion de 2,5 grammes de spiruline en comprimés. Les signes se sont estompés et ont disparu en quelques heures sans aucune conséquence, mentionnent les auteurs de l’observation, M.Pétrus & coll (482 bis).

 

Une traçabilité absolue est hautement souhaitable

En effet, les seules complications connues évoquées dans la littérature font référence à des intoxications provoquées par certaines spirulines cultivées de façon artisanale avec des eaux fortement chargées en métaux lourds, plomb, mercure ou arsenic.

Il est clair que ces intoxications ne peuvent nullement être mises sur le compte de la spiruline en tant que telle, mais bien sur un processus de culture grossièrement déficient.

Pour les mêmes raisons, il est souhaitable que le consommateur s’informe sur la composition spécifique de la spiruline qu’on lui propose.

On trouve sur le marché certaines spirulines cultivées à partir d’une eau de mer fortement iodée, qui contiennent donc une teneur en iode non négligeable. Ceci peut parfois être recherché, mais bien plus souvent, risque de présenter une surcharge d’iode inutile, voire néfaste, chez ceux qui, de plus en plus nombreux, présentent des dysfonctionnements thyroïdiens, ou des traitements nécessitant une surveillance thyroïdienne.

 

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Envoi

 

(1) : Cox P.A, Banack SA, Murch SJ et Coll, 2005. Diverse taxa of cyanobacteria produce Beta-N-Methylalino-N-Alanine, a neuro-toxic amino-acid, PNAS (102; 5074-5078).

(2) : Isabelle Iteman, Colloques des embiez 2004.

Source : Spiruline l’algue bleue de santé et de prévention : Docteur Jean-Louis Vidalo


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